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d'un moment, commencent a cder dans leur centre. l'instant o tout

semblait perdu, le Commandement jette en attaque sa dernire rserve,

la Lgion Russe.

Son attaque est dcrite de la faon suivante par l 'historin

de la Division Marocaine:

"Pour arrter cette avance menaante, le Colonel Lagarde donne

ordre a la Lgion Russe de contre-attaquer. La Lgion Russe se lance

en avant, officiers en tete. Mme les medecins, pris par

l'enthousiasme de cette glorieuse phalange, ont oubli leur mission

principale de charit et, avec les combattants, pntrent dans les

rangs de l'ennemi. Sur 150 combattants, 110 sont rests sur la cte

de Vauxbuin. Cette bataille cote aux Russes 85 % de leurs effectifs

et presque tous les officiers"

La presse franaise de l'poque en admiration devant

l'hroisme russe souligne le grand nombre de Croix de la Lgion

d'Honneur et de Croix de Guerre dcern aux combattants russes et

emploie pour la premire fois le terme honorifique, reste depuis

attache cette unit en la dnommant la "Lgion d'Honneur".

En aot, la Lgion Russe reoit enfin pour la premire fois

des renforts importants composs de volontaires d'anciens rgiments

du Corps Expditionnaire, devient un bataillon avec 2 compagnies et

demie de tirailleurs et une compagnie de mitrailleurs et rentre comme

unit indpendante dans la Premire Brigade de la Division Marocaine.

Ce bataillon est aussitt dirig au nord de l'Aisne o i1

s'empare de Trny-Sorny et progresse vers Laffaux, un des points

avancs de la ligne Hindenburg.

Au cours des combats du 12 sptembre, le bataillon franchit 3

ranges de fortifications en bton arm et perce la ligne de dfense

allemande, prend par surprise un grand nombre de prisonniers et une

grande quantite de matriel.

Pour toutes ces operations, le Marchal Foch, Commandant en

Chef des Armes, octroie au Bataillon Russe la fourragre aux

couleurs de la Croix de Guerre et une Croix de Guerre avec 2 palmes

son drapeau, avec les citations.

La rnomme acquise par la Lgion Russe d'Honneur attire dans

ses rangs de nombreux volontaires provenant des compagnies d'ouvriers

ou mme de la Lgion Etrangre. Malgr s pertes, ses effectifs

augmentent: au 1er novembre 1918, le bataillon compte 564 hommes

rpartis en 3 compagnies de combat et une compagnie de mitrailleuses.

Des le 1er octobre, les Allemands taient amenes evacuer

toute la ligne Hindenburg et se retirer vers la frontire. Dans ces

conditions, la Division Marocaine toute entire est transporte a

Nancy et entreprend le mouvement final le long de la Moselle vers

Moyeuvre et seul l'Armistice du 11 novembre arrte cette operation.

Malgr cela, la Lgion Russe d'Honneur continue d'xister et

participe avec les Armes Allies a l'avance le long de la rive

gauche du Rhin; elle traverse la Lorraine, l'Alsace, la Sarre, arrive

a Friedrickshafen, puis est dirige sur Worms qu'elle occupe jusqu'en

dcembre.

la fin de l'anne 1918, la Lgion Russe d'Honneur est

vacue a l'intrieur de la France et dmobilise.

L'VACUATION DE larme blanche de LA CRIME

L'histoire de lmigration blanche commence par une tragdie:

l'vacuation de la Crime en novembre 1920 par l'arme du gnral

Wrangel.

L'anne 1920 voit briller les derniers feux de la guerre

civile en Russie du sud. la fin du mois de mars, vaincu par l'arme

rouge, le gnral Dnikine a d faire vacuer de Novorossiysk, dans

une panique indescriptible, les dbris de ses armes blanches.

Rfugies en Crime, ces troupes dmoralises semblent promises une

dfaite rapide. Dnikine, dcourag, remet ses pouvoirs son rival

et ennemi personnel, le gnral Baron Wrangel.

Pendant plus de 6 mois, Wrangel donne l'illusion que les

armes blanches pourraient retourner la situation en Russie et

chasser les bolcheviks du pouvoir. Mais le 12 octobre 1920, la

nouvelle de l'armistice sovito-polonais annonce que les jours de

l'arme Wrangel sont compts. Les troupes qui luttaient contre la

Pologne sont envoyes sur le front de Crime pour donner le coup de

grce. Le 8 novembre, apprenant la chute des premires lignes de

dfense, Wrangel donne l'ordre d'vacuation.

Tous les navires prsents dans les ports de Crime sont

rquisitionns, dont le vieux paquebot "Rion". Les bateaux russes

sont mis sous la protection de la France et hissent le drapeau

tricolore. L'escadre franaise de Mditerrane Orientale supervise

les oprations. Tout se passe dans l'ordre. Quasiment tous ceux qui

le dsirent peuvent tre vacus. En une semaine, 130 navires

arrivent Constantinople, avec 146.200 rfugis bord, dont 29.000

civils, souvent dans un entassement ahurissant. L'tat sanitaire est

catastrophique: les Russes sont dcims par le typhus, il y a mme

des cas de cholra et de peste. Les autorits franaises de

Constantinople sont dpasses: que faire de cette masse norme de

rfugis, arms jusqu'au dents et quips d'une flotte de guerre

complte? Les laisser dbarquer Constantinople est inconcevable;

cette ville, sous occupation allie, est dj surpeuple de rfugis,

car la Turquie est en pleine guerre: le rebelle Mustapha Kmal

contrle pratiquement toute l'Anatolie o il se heurte l'arme

grecque. La perspective de voir cette arme russe ds?uvre prendre

part au conflit donne des cauchemars aux Allis.

Il faut donc loigner le plus vite possible les Russes de

cette poudrire. La flotte de guerre est envoye Bizerte, et

Georges Leygues lance un appel aux tats balkaniques pour qu'ils

accueillent les troupes et les rfugis civils. Le rsultat est

dcevant: la Roumanie n'en accepte que 2000, la Grce 1700, la

Bulgarie 3800; seule la Serbie, fidlement russophile, ouvre grand

ses portes et en recueille 22.300. Au total, 34.000 personnes ont t

vacues le 1er janvier 1921. Reste donc plus de 100.000 rfugis

loger et nourrir. En attendant une destination dfinitive, les

Cosaques du Don ont t envoys en Thrace Tchataldja, ceux du

Kouban sur l'le de Lemnos, et les troupes rgulires sur la

presqu'le de Gallipoli, dans le dtroit des Dardanelles. Les civils,

jugs moins dangereux, ont t rpartis dans plusieurs camps autour

de Constantinople.

Pour le gouvernement franais, il est vident que l'arme

Wrangel a cess d'exister, et que ces milliers de rfugis ne sont

que des individualits. Mais les autorits militaires et navales sont

effares par cette faon de voir les choses: Si on licencie l'arme

Wrangel sans aucune perspective d'emploi, la situation

Constantinople risque de tourner rapidement au cauchemar. Il faut

absolument que la discipline militaire soit maintenue, et les troupes

laisses sous les ordres des officiers russes, afin d'viter de les

voir se transformer en mercenaires ou en "grandes compagnies". Il

sera alors plus facile de disperser en douceur les rfugis vers les

pays qui voudront bien d'eux. contrec?ur, le gouvernement doit se

rallier ces arguments.

Wrangel, fin tacticien, s'engouffre par cette porte laisse

entrouverte. Il profite de l'autorit que lui laissent les Franais

pour s'opposer par tous les moyens la dispersion de son arme:

propagande, pression psychologique, menaces, tout est bon pour garder

un noyau irrductible d'Arme Blanche; car Wrangel caresse toujours

le rve de reprendre la lutte contre les Soviets, ou de s'emparer du

pouvoir si celui des bolcheviks s'effondre tout seul. Ainsi, le

sjour de l'Arme Russe Constantinople est marqu par un bras de

fer permanent entre Wrangel et les Franais, qui cherchent

constamment se dbarrasser de rfugis qui cotent une fortune au

budget de la France.

Trs vite, les autorits constatent que beaucoup de rfugis

ont le mal du pays. Elles voient l une belle occasion d'en diminuer

le nombre; le gouvernement fait donc savoir dans les camps que

personne n'est retenu, et que la France assurera le rapatriement en

Russie sovitique de ceux qui en feront la demande, toutefois sans

aucune garantie sur leur scurit une fois dbarqus. Malgr cette

rserve de taille, les volontaires se bousculent: de janvier avril

1921, 9370 rfugis retournent en Russie. cela viennent s'ajouter

les dparts individuels de rfugis ayant les moyens de vivre leurs

frais, de ceux qui ont trouv du travail Constantinople ou qui se

sont engags dans la Lgion trangre.

Malgr cela, il reste encore en avril 1921 55.000 Russes

nourris par la France dans les camps de rfugis. Si l'on comptait

sur les dparts individuels, il faudrait des annes pour disperser

l'arme Wrangel. Trouver des dbouchs de masse pour les rfugis

russes reste un impratif urgent.

Certains dofficiers russes migrs

Afrikan Bogavski (1872 - 1934 Paris), gnral-lieutenant,

dcor de la croix de Saint-Georges pour son courage lors de la

bataille de Tamopol en juillet 1917. Commande un rgiment de

partisans, puis une brigade de l'Arme Blanche lors de la "campagne

de glace" au Kouban en fvrier-mai 1918. lu ataman des cosaques du

Don en fvrier 1919. L'ancien ataman, le gnral Krasnov, qui assista

ses obsques, se battit plus tard aux cts de l'arme allemande au

cours de la 2 guerre mondiale et, livr l'URSS, fut excut pour

trahison.

Boris Dourov (1879 Saint-Ptersbourg - 1977 Sainte-Genevive-

des-Bois). Lieutenant-colonel dans le corps expditionnaire russe en

France, puis en Macdoine, il est l'un des fondateurs du Lyce russe

de Paris en 1920 o il professe les mathmatiques et dont il devient

le directeur de 1931 jusqu' sa fermeture en 1961

Mikhal Grabbe (1868-1942), comte, gnral, ataman du Don en

1916-1917.

Nicolas Lokhvitski (1868 - 1933 Paris), gnral d'infanterie

commandant en chef du corps expditionnaire russe sur le front

franais en 1916. Aprs la paix, il rejoignit l'arme de l'amiral

Koltchak en Extrme-Orient et revint s'installer Paris en 1923.

Zinovi Pchkov (1884 Nijni-Novgorod - 1966 Paris), gnral

dans l'arme franaise. Frre an du bolchevik Iakov Sverdlov, son

nom lui a t donn par son parrain, l'crivain Maxime Gorki.

S'engage dans la Lgion trangre en 1914. Perd un bras en 1915.

Charg de mission auprs de Koltchak, puis de Dnikine. Naturalis

Franais en 1923, sert au Maroc comme officier de la Lgion. De 1942

1950 reprsente la France libre en Afrique du Sud, puis en Chine et

au Japon.

Causes de la dfaite des Blancs

Corruption des cadres: ngligence, paresse, got de la dolce

vita. En Sibrie, l'arrive de Koltchak, il y avait 196 tats-

majors sans troupes. De nombreux rgiments blancs comptaient 2 ou 3

officiers pour 1 seul homme. Une grande partie du matriel fourni par

les Allis tait revendue au march noir et, en fin de compte,

rachete par les Rouges.

Trahison des Tchques de Sibrie: anciens prisonniers de

guerre autrichiens, rarms contre l'Autriche, ils avaient rejoint

Koltchak aprs la paix de Brest-Litovsk, les Allemands ayant exig

qu'ils leur soient livrs. Pris en main par une mission militaire

franaise (Gal Janin, qui cependant ne leur donna pas l'ordre de

dlivrer Koltchak encercl), ils devaient tre le noyau de la

reconqute de la Russie d'Europe partir de l'Oural. Mais le

gouvernement tchque (Bns) leur interdit d'agir contre les Rouges.

Ils s'organisent donc en "grandes compagnies", occupant la ligne du

Transsibrien et accaparant le matriel ferroviaire (qui transporte

leur butin). Ils se replient lentement (en 4 ans) vers Vladivostok,

ngociant leur retraite avec les Rouges: ils arrtent Koltchak

Irkoutsk et le livrent aux bolcheviks.

Msentente entre les Allis: chacun des Allis cherche

profiter de la guerre civile pour favoriser ses propres intrts: les

Anglais poussent en avant Koltchak qui leur a promis des avantages en

Oural et au Caucase. Le Gal franais Janin dcide de faire soutenir

Koltchak en novembre 1918 par l'arme japonaise (inutilise) qui

aurait t transporte par le Transsibrien jusqu' l'Oural. Wilson

met son veto, craignant de voir les Japonais s'incruster en Extrme-

Orient russe. Les Anglais ont gn l'action de Dnikine, puis de

Wrangel, car ils voyaient en eux des cratures de l'tat-major

franais (projet d'un protectorat franais en Ukraine et Russie du

Sud); ils ont abandonn Ioudenitch, pour ne pas favoriser

l'tablissement des Allemands dans les pays Baltes, etc.

Habilet diplomatique des Sovitiques: ils ont compris qu'il

fallait faire des concessions aux nouveaux tats pour les amener se

retirer de la lutte; ils ont accord l'indpendance ou fait

d'importantes concessions territoriales : Finlande, Estonie,

Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, tats transcaucasiens, Extrme-

Orient, Boukhara. Une fois la paix rtablie, ils ont rcupr les

territoires abandonns en Asie (les concessions faites en Europe

seront reprises en 1940 et 1944).

Valeur militaire de l'Arme rouge: les combattants sont

motivs: ouvriers communistes formant la Garde rouge; paysans dcids

acqurir des terres; officiers, anciens sous-officiers ou soldats

esprant monter en grade malgr leur roture (ce qui tait impossible

dans l'arme tsariste). Trotski se rvle tre un bon chef de guerre:

sens de l'organisation, volont de vaincre, stratgie.

Affaiblissement de l'esprit de croisade anticommuniste: vers

1921-22, les nations occidentales craignent de passer pour

ractionnaires si elles luttent contre le bolchevisme [effet de la

propagande mene auprs des mouvements ouvriers occidentaux par le

Komintern (cr mars 1919)]. Mutinerie des marins franais de la mer

Noire qui, ayant appris le 10-4-1919, Odessa, le succs de la

manifestation parisienne du 6-4 (150 000 personnes contre

l'acquittement de Raoul Villain, l'assassin de Jaurs: 2 , 10 000

arrestations), ont cru la victoire de la rvolution communiste

Paris. Le 16-4 la mutinerie touche le Protet en pleine mer [chefs:

Andr Marty (1886-1956), Badina] et, le 20-4, en rade d'Odessa, elle

touche la Justice, la France, le Jean-Bart et le Waldeck-Rousseau.

L'escadre doit tre ramene Toulon, ce qui affaiblit les armes

blanches de Dnikine.

glise orthodoxe russe et la culture russe en france.

Habitus des conditions de vie meilleures, mais dj rompus

aux difficults de la vie quotidienne lors de la priode

rvolutionnaire, les migrs se retrouvent pour la plupart dans un

dnuement presque total, ayant perdu leur fortune en Russie

rvolutionnaire ou sur le chemin dexil.

Surtout au dbut de leur installation en France, les

conditions de vie sont extrmement prcaires du fait que le statut

dapatrides qui leur tait accord constituait un frein leur

activit professionnelle.

Les migrs se regroupent et mettent en place quantit de

procds institutionnels ou officieux pour maintenir le contact et

rpandre leur production culturelle. Ces institutions, cest dbord

lglise, puis lcole, lUniversit, enfin la presse; autant

lments fdrateurs de cette communaut, ce qui forme une vraie

diaspora. Son originalit tient au fait quil ne sagit pas dun

exil des Russes, mais dune Russie en exil, de tout un pays qui,

par lintermdiaire de ses lites et de ses principale institutions,

se retrouve ltanger et attend impatiemment le retour.

glise Notre-Dame de l'Assomption

La premire pierre de cette glise fut pose le 9 avril 1938

et l'glise consacre le 14 octobre 1939, jour de la fte de

l'Intercession de la Vierge, par le mtropolite Euloge. L'glise a

t construite par Albert Benois dans le style des glises de

Novgorod du XVme sicle et dbut XVIme sicle. Les fresques ont t

ralises par Albert Benois (frre de clbre Alxandre Benois) et sa

femme Marguerite, l'iconostase par F. Fedorov. Ctait le comte

Chrmtiev qui les aidait. Le comte habitait auprs de lglise et

ntait dj quun simple psalmiste. (Il savait bien lcriture slave

et ornait les livres finement.)

Devant l'iconostase droite est fix une plaque commmorative

la mmoire des 37 gnraux, 2 605 officiers et 29 000 cosaques,

ayant servi aux cts de l'arme allemande pendant la dernire guerre

mondiale, livrs par les Allis aux Sovitiques Lienz et sur la

Drave le ler juin 1945 et condamns par eux pour trahison. Les

anciens combattants cosaques de l'Arme Blanche viennent se

recueillir chaque anne devant cette plaque.

Reposent dans la crypte:

Albert Benois (1870-1970), architecte de l'glise.

Marguerite Benois, ne Novinski (1891-1974), son pouse.

Cassien (S. Bzobrazov) (1892-1965), Archevque, professeur, puis

recteur de l'Institut de thologie orthodoxe Saint-Serge Paris.

Euloge (Vassili Guorgievski), mtropolite (1868/Somovo

1946/Paris).

|1895 |Il se fait moine |

|de 1903 1905|Devient vque de Lublin |

|1907 |Dput la 2 douma* |

|1907 1912 |Rlu dput la 3 douma* |

|de 1914 1921|Devient Archevque de Volhynie |

|1921 |Nomm archevque de l'glise orthodoxe |

| |russe d'Europe occidentale |

|1922 |Devient mtropolite |

*il adhre au groupe monarchiste-nationaliste

Georges (Tarassov) (1893 Voronej - 1981 Paris), archevque, ingnieur

chimiste.

|1916 |Fut envoy en |1953|Sacr vque |

| |France* | | |

|1930 |Ordonn prtre |1960|Devient archevque de France et |

| | | |d'Europe occidentale** |

* servit comme pilote dans l'aviation

** aprs la mort de au mtropolite Vladimir

Olga Kokovtsov (1860-1950) et Olga Malevski-Malvitch (1868-1944).

Comtesses, donatrices pour la construction de l'glise.

Wladimir Kokovtsov (1853/Novgorod 1943/Paris), comte.

|de 1904 1914|tait le ministre des Finances de|

| |Russie |

|de 1911 1914|tait le prsident du Conseil des|

| |ministres* |

|novembre 1918 |migra |

*aprs l'assassinat de Stolypine

Le Bienheureux Pre Alexis Mdvdkov (1867-1934), prtre desservant

la paroisse d'Ugine, o il passait presque tout son temps en prire

dans l'glise- Il mourut d'un cancer. Quand le cimetire d'Ugine fut

dsaffect quelques annes aprs sa mort, on retrouva son corps

absolument intact, ce qui fut interprt comme un signe de saintet

et son corps fut transport Sainte-Genevive-des-Bois.

Georges Spasski (1877-1934), archiprtre, aumnier de la flotte russe

de la mer Noire jusqu' la Rvolution. Il suit la flotte replie

Bizerte, puis il est nomm la cathdrale Alexandre-Nevski. Son

corps est d'abord enseveli dans la crypte de la cathdrale.

Dimitri Trotski (1886-1939), archiprtre, premier recteur de

l'glise Saint-Nicolas-le-Thaumaturge dans la Maison russe de Sainte-

Genevive-des-Bois.

Vladimir (Viatcheslav Tikhonitski) (1872-l959). Le mtropolite.

tudie la thologie au sminaire de Kazan.

|de 1925 1945|Devient vque de Nice |

|janvier 1945 |Nomm coadjulteur du mtropolite |

| |Euloge |

|1946-1959 |tait un mtropolite |

Maison russe

Aprs la rvolution, la princesse Vra Mechtcherski (1876-

1949) a fond au Paris la pension o elle apprenait le savoir-vivre

aux jeunes filles de familles riches amricaines. Lune de ces lves

tait Miss Dorothy Puget, dont la gnrosit a aid Vra Mechtcherski

fonder la maison de retraite pour des vieux Russes migrs.

Cette maison fut fonde le 7 avril 1927 et a t baptise du

nom de Sa Majest Impriale Marie Fodorovna. Elle abrita jusqu' 250

pensionnaires. La princesse Mechtcherski dirigea la maison de

retraite jusqu' sa mort survenue dans cette maison le 17 dcembre

1949. Une chapelle y fut construite et consacre sous le vocable de

Saint-Nicolas-le-Thaumaturge. Elle est aujourd'hui sous la

juridiction du patriarcat de Moscou.

Dans la maison sont conservs divers souvenirs de l'ambassade

russe de la rue de Grenelle d'avant la Rvolution: portraits de

l'impratrice Catherine II et des empereurs Alexandre Ier, Nicolas

Ier, Alexandre II, Alexandre III, buste de Nicolas II et de

l'impratrice Alexandra Fdorovna, trne imprial en bois dor.

Le cimetire Saint-Hislaire-le-Grand

Ce cimetire militaire russe fut cr 1927 Saint-Hislaire-

le-Grand, prs de Reims, l'endroit exact o se trouvaient les

tranches du corps expditionnaire envoy en 1916 la demande du

gouvernement franais. L, furent rigs une glise orthodoxe russe

et un monument commmoratif auprs des deux ossuaires et des

nombreuses tombes d'officiers et soldats tombs si loin de la Sainte-

Russie. Ce cimetire fut, l'poque, inaugur avec tous les honneurs

en prsence notamment des marchaux Ptain et Foch et du gnral

Weygand.

Depuis, chaque anne, un plerinage a lieu la Pentecte,

auquel participent les derniers rescaps des terribles combats qui se

sont drouls dans la rgion.

En 1975, une dlgation sovitique se rendait au cimetire de

St.-Hislaire-le-Grand et, sans prvenir les responsables, y plaa une

plaque commmorative la mmoire des "soldats sovitiques morts dans

la lutte contre le nazisme". Il est vrai que, depuis la fin de la

seconde guerre mondiale, 36 tombes ont t ajoutes celles des

combattants de 1914-18. Mais la chose prend une tournure franchement

drle, quant on sait que, parmi les 36 "hros", certains ne sont pas

morts dans la lutte contre le nazisme mais, bien au contraire, contre

le communisme. C'est ainsi qu'on peut relever toute une srie de noms

de combattants du 2e bataillon russe et du 2e bataillon ukrainien

qui, tous les deux, ont combattu contre les Allis. Pour tre

objectif, il faut ajouter que certains, parmi les 36, ont rellement

combattu le nazisme puisqu'ils ont rejoint les rangs des F.F.I.

D'un change de correspondance entre le prsident du Comit de

Sauvegarde de la chapelle du cimetire militaire qui tait alors

Basile Orekhof, ancien capitaine de l'Arme impriale et diteur de

la revue "La Sentinelle", et M. Michel Poniatowski, alors ministre

franais de l'Intrieur, il ressort que "la rnovation, par les

autorits sovitiques, des 36 spultures existant depuis la fin de la

guerre 1939-1945 a t faite en application d'accords diplomatiques

intervenus en 1975".

Non contents de s'approprier des morts qui avaient combattu

dans les rangs opposs, les Sovitiques voulurent galement faire

main-basse sur l'ensemble du cimetire et remplacer les croix, se

trouvant sur les tombes des soldats russes morts en 1914-18, par une

simple pierre tombale surmonte de... l'toile rouge. Devant

l'normit de la chose et les ractions que cela avait suscit, les

Sovitiques firent marche-arrire et se contentrent d'installer une

plaque commmorative.

CONCLUSION

1) Quelles taient les causes de lmigration des Russes en France:

Pourquoi les Russes choisissaient la France comme pays dasile.

Les Russes choisissaient la France comme pays dasile parce

que l rgnait la libert dexpression et de la vie politique; la

culture franaise des divertissements, de linstruction et des

professions tait trs dveloppe; en France, il y avait beaucoup de

spcialistes clbres et des sanatoriums.

Quelles tapes connat lmigration russe en France.[pic]

Lmigration russe en France connat quatre tapes: le dbut

de XVIIIme sicle; la suite de la rvolution russe de 1917; la

fin de la deuxime guerre mondiale; lmigration conomique aprs la

ruine de lURSS.

2) Comment les Russes combattant contre lAllemagne et, plus

tard, contre les bolcheviks, se sont-ils trouvs en France.

Certains se sont trouvs en France parce quil tait des

prisonniers de guerre. La majorit dmigrs blancs ont quitt la

Russie par le sud.

3) Quelles taient les causes de la dfaite de lArme Blanche.

LArme Blanche a t liquid causes suivantes: corruption

des cadres; trahison des Tchques de Sibrie; msententes entre les

Allis; habilet diplomatique des Sovitiques; valeur militaire de

l'Arme rouge; affaiblissement de l'esprit de croisade

anticommuniste.

4) Comment lglise Orthodoxe Russe est prsente en France.

LOrthodoxie tenait toujours une place considrable dans la

vie de plusieurs migrs russes. Les anciens combattants de lArme

Blanche, la noblesse et les intellectuels qui ont quitt leur patrie

trouvaient de soutien moral dans les paroisses des petites glises

orthodoxes, comme p.e. glise Notre-Dame de lAssomption. Les clercs

orthodoxes avaient toujours de lautorit sur les civils, leur rle

na pas changs dans la communaut des migrs bien que les prtres,

eux-mmes, aient pu souvent participer la vie sociale. Quand il ne

restait plus rien pour souffler du got de vie dans lme dun

migr, cest toujours sa foi qui venait en aide.

LISTE

DES OUVRAGES TUDIS

1. . , , 2, 2001

2. Lmigration russe en France, La Langue Franaise, 5-6, fvrier 2000

3. Consquences de la rvolution russe, publication lectronique,

www.quid.fr/WEB/ETATS/RU

4. Lmigration russe en France, publication lectronique,

www.russie.net/france/emigration/

5. M. Jean-Daniel Gerber nomm au Comit Nansen, publication

lectronique,

193.5.216.31/cp/f

6. La Maison Russe, publication lectronique,

www.russie.net/france/gen-maison.htm

7. Les russes en Corse, publication lectronique,

www.russie.net

8. Sainte-Genevive-des-Bois, publication lectronique,

www.russie.net/france/gen-index.htm

9. Les volontaires du corps expditionnaire russe, publication

lectronique,

www.perso.club-internet.fr

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2012
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